vendredi 21 octobre 2011

PORTRAIT : NASSER, LA FIESTA DU SUD

La fiesta électro-rockLes riffs de guitare se fracassent sur la foule qui tangue, la batterie martèle bille en tête et des bourrasques de sons acides démangent les corps en transe. Depuis des mois, le trio marseillais Nasser n'arrête plus de parcourir la France, de lâcher sa déferlante électro-rock de concerts en festivals, abreuvant le public d'un son puissant et d'une machine à danser.  "On vit une expérience humaine et artistique incroyable, je pense même qu'on ne réalise pas encore vraiment ce qui nous arrive." commente Romain, l'homme derrière les machines. Une musique qui prend toute sa mesure en live. "Ça nous est apparu comme une évidence . De toute ma vie, je n'ai rien connu de plus fort en terme d'émotions, qu'un live. Essaye d'imaginer ce que ca peut provoquer de voir 4000 spectateurs en sueur, le visages rougi, tant d'yeux qui brillent en te regardant, un adolescent qui hurle son excitation, et tout ça grâce à ta musique. C'est juste incroyable !" Avec un disque au compteur, "4#", Nicolas, Simon et Romain (les initiales N, S et R en filigrane de Nasser) impriment leur marque, posent leurs jalons et imposent leur musique. Ils joueront ainsi à domicile lors de la Fiesta des Suds, samedi 22 octobre. "Concernant nos débuts a Marseille, il y a un proverbe qui dit "nul n'est prophète en son pays". Mais on peut y désormais y ajouter : « Certes, mais ça ne dure qu'un temps ». 

Fils de pub et frères de sons. "Imaginons un long métrage avec Abel Ferrara à la réalisation, John Carpenter qui prendrais en charge la bande son et Bertrand Blier aux dialogues... Voilà c'est ça notre image". Doublezero, pseudonyme sous lequel Nico et Romain réalisent des films dans la boite de production Partizanet Simon se rencontrent il y a 5 ans, quand ce dernier composait alors la musique des publicités des premiers. "Quelques nuits d'ivresse plus tard est né le projet Nasser". A environ 30 ans, les trois gaillards se lancent alors dans l'aventure avec comme postulat de base, « Si tu as envie d'un truc, que tu te donnes les moyens de tes ambitions, alors tout est possible. On ne fait que ce qu'on aime faire. Donc on travaille beaucoup puisque c'est un kiff." Exigeants, assidus, ils poursuivent au fil des concerts à viser le top, à rêver en grand. De nouveaux morceaux se profilent : "On compose pleins de tracks que l'on adore. On va d'ailleurs en tester prochainement sur scène. On prend de nouvelles directions, on est en pleine confiance, et ces titres sont, je pense, meilleurs, plus cohérents, aboutis..." L'écriture du premier opus, composée de textes courts, efficaces, bâtis comme des accroches publicitaires évolueront également. "En ce moment je me dirige vers des choses plus longues, plus abstraites aussi. " De bon augure pour un groupe qui a réalisé une petite révolution électro-rock, avec de beaux lendemains qui chantent...en dansant. Come on !



NASSER Live @ Marsatac 2010 par reseaumarseillais