mercredi 21 mars 2012

GROUNDATION ELARGIT SES FONDATIONS REGGAE

Les 9 membres du groupe californien de reggae Groundation viennent de sortir "Building an ark", septième réalisation du collectif. Chaque participant a apporté sa pierre à l'édifice, construisant un album intense, fiévreux, aussi languide que vigoureux. Les cuivres affutés se partagent le gâteau avec une basse roucoulante, des guitares wah-wah rutilent, le clavier s'enivre et la batterie et les percus (dont des timbales cubaines) se répondent de concert. Le chant de Harrison Stafford est sublimé par la puissance vocale des 2 choristes. Leur reggae reste enraciné mais s'ouvre vers des branches de jazz et quelques ramifications afro-latines. Citoyen du monde, Groundation, plus que jamais délivre sa bonne parole, distribue ses vibrations positives, éveille les consciences dans un monde tourmenté, parfois violent et hostile. Avec ce nouvel opus, le combo nord-américain construit musicalement et spirituellement une arche, semblable à celle de Noé, protectrice, refuge contre le monde négatif, guide vers le bon chemin à prendre. Et le meilleur moyen de comprendre leur message est de venir se réfugier lors de leurs excellentes prestations scéniques. 
> "Humility" premier extrait de "Building an ark" puis les Teaser de l'album avec interviews et extraits live. 









mardi 20 mars 2012

LE CHARME DOUX DE LADYLIKE LILY

Son premier ep faisait la part belle à une pop-folk acoustique, douceintime et bucolique, faite en solo ( Lire son portrait ). Avec "Get your soul washed" qui sort le 26 mars, la jeune bretonne Ladylike Lily a pris son temps, s'est entourée de complices pour élaborer son univers cotonneux qu'elle a étoffé de soupçons d'électro, de cordes mélancoliques, de guitares fugaces, de claquements de batterie et de rondes basses. Avec également des choeurs à l'unisson et des samples malins, l'ensemble prend corps et une profondeur indéniable. Sa voix fluette (entre Bjork et Selah Sue) épouse des arrangements éthérés, envoûtants et malicieux. Ladylike lily a réussit un premier album cristallin, aquatique et ensorcelant. Les comptines de la femme-enfant ont grandi, sont devenues chansons. La première douceur du printemps pour nos oreilles.
> Ladylike Lily sera en concert pour le festival Les femmes s'en mêlent le 28 mars à l'Alhambra.






Ladylike Lily - Kissing Spell - Acoustique... par sourdoreille

lundi 12 mars 2012

PREMIERES LUEURS DE DOMINIQUE A

Le nouvel opus de Dominique A parait le 26 mars. "Vers les lueurs", enregistré à Bruxelles, est composé de 13 titres. Après avoir dévoilé "Rendez-nous la lumière", celui qui (re)visite magnifiquement depuis plus de 20 ans la chanson française en lui apportant l'énergie du rock, laisse poindre à ce jour "Par les lueurs" en version live. 



LES DEFLAGRATIONS SONORES DE KAP BAMBINO


Les Bonnie and Clyde de l'électro-clash sont bordelais. Ils s'appellent Kap Bambino et nous ont dépouillé les sens avec leurs déflagrations sonores nappées d'insidieuses mélodies, leur punk-rock regurgité en liqueurs digitales. "Devotion", 5ème jet du duo infernal récemment sorti, nous projète dans les cordes, nous roue de coups, uppercuts dans les tympans ou sautille autour du ring, bourrasques latentes, souterraines, qui n'attendent que la lumière pour éclater au grand jour.  Mélange de gothique, punk, no wave, de bruit et d'expérimentation sonore électroniques, la musique de la paire girondine cherche le K.O. Sans concession, à la vie, à l'arrache, demain est un autre jour. Jetons notre "Devotion" dans la marmite de sons bouillants et furibards. Depuis 2001, Caroline Martial et Orion Bouvier campent sur les positions d'electro-clash, de Sid vicious vs Blondie futuristes qui foncent têtes baissées dans l'avenir. Plus (re)connus hors de frontières que dans l'hexagone, Kap Bambino part affronter la foule, qu'elle fera sauvagement tanguer, bravant les éléments hostiles pour rester à quai. La traversée ne sera pas de tout repos. No future ? Si, ce punk-là est bien en vie. Les hostilités scéniques commencent mardi 13 mars à la Gaîté lyrique à Paris avant d'aller voir ailleurs. 





jeudi 1 mars 2012

MUSIC, LE MAGAZINE A L'ECOUTE DES SOCIÉTÉS



"La bande-son des sociétés". Music, nouveau magazine bimestriel de 100 pages, paraît aujourd'hui, 1er mars. Son but : sonder le monde, le comprendre, sentir son évolution, ses  révolutions et ses chamboulements, à travers la musique, les musiques.


La musique omniprésente. "La musique inspire le monde et nous construit. On a tous enfilé un patte d'éph' en pleine période Led Zeppelin puis le jean troué à la découverte des Sex Pistols ou le baggy avec avoir kiffé sur le "Monde de demain" de NTM. Fripes ostentatoires. De même, la musique nous accompagne du matin au soir, sans toujours s'en rendre compte, de la douche aux dance-floors. Au final, nous avons choisi la bande-son de notre société, y compris les musiques d'ascenseurs et la soupe de son voisin." souligne Benoit Merlin, rédacteur en chef de Music. Ce dernier associé à d'autres plumes déjà alertes (Le Monde, Musique Info, So Foot, Guitare Mag, Libération,...) a donc décidé de se lancer dans l'aventure, au moment où la presse écrite papier connaît des heures pâles.
Un nouveau mag en temps de crise. "On nous a souvent dit que nous sommes fous, mais la folie n'est-elle pas le moteur de la création, qu'il s'agisse d'un domaine artistique ou non ? La folie serait de se résigner, il me semble. Outre le modèle économique, mitonné aux petits oignons, avec beaucoup d'humilité au regard de ces temps de crise, nous ne voulions pas laisser dormir dans nos tiroirs ce qui nous paraît être une bonne idée. Plus les temps sont durs, plus il y a de choses à raconter et d'idées à partager."



Le printemps arabe comme point de départ. "Cela a commencé, il y un an environ, avec le traitement de la révolution égyptienne dans les médias français : dépêchés place Tahrir, les journalistes semblaient passaient à côté des musiciens, qui ont pourtant joué un rôle important dans ce mouvement, comme s'il n'avaient pas leur place dans les barricades. Les artistes Ramy Essam et Cairokee ont démontré le contraire. Au final, la musique (toujours les mêmes clichés de mélopées arabisantes) ne servait que de bruit de fond pour illustrer les sujets. Or, il nous semble que la musique a toujours accompagné les révolutions ou changements de société : des tropicalistes brésiliens au punks du Vieux continent, les musiciens ont toujours été en première ligne. C'est ce que nous avions envie de raconter, sans oublier la notion de plaisir."



Eclectisme musical. "Il n'existe pas de magazine ouvert à tous les styles, qui va au-delà de la musique pour en révéler les phénomènes de société. Conçu à la manière d'un news magazine (avec des rubriques société, politique, bio et bien-être, sport, business etc.), Music tente de capter les airs du temps." La musique change le monde ? "Elle y concourt en donnant du courage et de l'audace à tous ceux qui tendent le poing, en se transformant en arme (le fameux exemple de Woody Guthrie qui écrivit sur sa guitare, "cette machine tue les fascistes"), et en nous alertant sur les dérives d'une société. Scène et tribune se confondent parfois, les refrains sont plus intéressants et digestes que les longs discours pour faire passer une idée. Et puis, contrairement aux politiques, elle nous promet des lendemains qui chantent."



Actualité oblige, Music traite un dossier sur les musiciens engagés dans la campagne présidentielle, avec un entretien avec Zebda. Mais aussi des interviews de Amadou et Mariam, de Bajoli et Jupiter au Kingshasa, de Lulu Gainsbourg, du rock'n foot,...
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Voir également ci-dessous la bande-son concoctée par  Stéphane Pachot pour le lancement de Music , 5 petits films pour une mise en bouche.