lundi 29 décembre 2014

JANKO NIKOLIC : DE L'OMBRE À LA LUMIÈRE

Rythmes contemporains, Supra pop, Jazz Impressions, Percussions dans l'Espace, Chorus, Black Jack Party, Vocal impressions, Pop impressions, Soul Impressions, Super  America...  Dans les années 70, Janko Nikolic, musicien né en Turquie d'un père Yougoslave et d'une mère grecque, est auteur de centaines de musiques d’illustrations pour la radio et la télévision également appelées library music. Il officie dans tous les styles : rock, jazz, funk, psyché, classique, musique savante, musique pour enfants, musiques balkaniques, world... et est aussi arrangeur pour des chanteurs de variétés.  Musicien de l'ombre, Janko Nikolic travaille sur des disques produits à 500 exemplaires et devenus par la suite des disques recherchés par les serial diggersLe rappeur Jay-Z a eu recours à la musique de Janko Nilovic (In the Space a servi directement pour son titre DOA). Guts, Dafuniks le samplent également ... Le label Underdog Records a eu la très bonne idée de rééditer 3 disques (Soul Impressions, Pop impressions et Super America) prouvant, s'il en est, que la musique que Janko Nikolic faisait alors pour manger possède bien des atouts et un sens du groove indéniable. Ces 3 rééditions recèle de vraies pépites qui ont passé l'épreuve du temps. Cet musicien talentueux mérite aujourd'hui largement une (re)mise en lumière. 

jeudi 18 décembre 2014

THE DEDICATED NOTHING : LES CLASH À LA PLAGE


Quatre garçons dans la vague, dans la déferlante, qui n'ont pas peur de prendre le bouillon. The Dedicated Nothing, quatuor de rock, de surfeurs de Biarritz met du remous dans les guitares, l'écume au bord des cordes, l'avis de tempête dans la batterie et une basse qui suit le rythme de la marée haute. Mais ne poussons pas le bouchon trop loin, The Dedicated Nothing est loin des Beach Boys, navigue plutôt en eaux troubles mais suffisamment claires pour qu'on aperçoive le fond, des Clash à la plage à la cool mais pas dupes, adoucis parfois par un soleil qui cogne trop. Des chansons courtes, brulés au soleil, chantés par des visages mats, éclatant la ligne claire de guitares insouciantes, plongeant une voix parfois mélancoliques à la Joy Division sur des accords rieurs.




mercredi 10 décembre 2014

DOMINIQUE A DÉVOILE LE 1er EXTRAIT D'ELEOR



Dominique A dévoile, Éléor, premier extrait de l'album du même nom qui paraitra le 16 mars 2015. Éléor est la dixième réalisation du nantais après Par les lueurs sorti en 2012. Le morceau suit une ligne claire, presque épurée, avec quelques légers soubresauts sur le refrain, laissant le chant singulier et posé cette fois-ci de Dominique A prendre les devants. Ce nouveau disque comportera douze titres (Cap Farvel / Par Le Canada / Nouvelles Vagues / Central Otago / Au Revoir Mon Amour / Une Autre Vie / L'Océan / Semana Santa / Celle Qui Ne Me Quittera Jamais / Passer Nous Voir / Éléor / Oklahoma 1932). Le photographe rock, Richard Dumas, signe l'image de la pochette de l'album.


vendredi 14 novembre 2014

BLACK STROBE, LE BLUES DES MACHINES


En 1997, Arnaud Rebotini et Yvan Smagghe fondent Black Strobe pour pousser les machines dans leurs retranchements futuristes. Aujourd'hui, Black Strobe est le projet solo d'Arnaud Rebotoni, une combinaison entre l'électricité originelle du blues et l'électronique des synthés vintage qu'il a engrangé dans sa cave-studio. Une sorte de rockab' rétro-futuriste chanté avec la foi de Johnny Cash. Avec Godforsaken roads,  sa voix caverneuse de crooner à la Nick Cave, Black Strobe s'enfonce dans les profondeurs d'un blues gominé avec la puissance d'une boite à rythmes et de synthés turbulents. L'homme garde les machines mais rebranche les guitares et batteries directement sur le blues, sur le rockab' poisseux et le rock 50-60's qu'il enduit de gros sons électro. Entouré de musiciens, Arnaud Rebotini semble avoir trouver sa voie, un electroclash entre son amour pour l'électro et sa capacité à incarner un blues rocailleux futuriste.




mardi 23 septembre 2014

LES TRANSES MUSICALES D'ORANGE BLOSSOM



De leurs voyages en Jordanie, au Brésil ou en Egypte, Carlos Robles Arenas et PJ Chabot, désormais au commandes d'Orange Blossom, ont pris le temps d'extraire 11 nouvelles chansons pour offrir leur 3ème album, Under the shade of violets. Habitués à leurs transes musicales depuis leurs débuts en 1997, nous nous laissons bercer par l'envoûtement initial des premiers titres. Les cordes et le chant de Hend Ahmed invitent à la mélancolie, celle d'une liberté acquise, d'un combat gagné duquel on ressort fatigué, repu avec cette amertume au bord des lèvres. "Lost", particulièrement, fait penser à une BO de la "révolution arabe" quelques mois après les événements. Mais les vents chauds et ensorcelants de l'Orient vont petit à petit s'éloigner pour se rendre sur les bords de l'Afrique puis dériver en Amérique-latine. Des rythmique afro-beat, des arpèges ou trompettes latines, une cuica ou des percussions brésiliennes se frayent alors des chemins à travers l'électronique qui rode et au delà des cordes (enregistrées par l'Orchestre du Conservatoire de Cholet) qui tapissent les morceaux. Jamais bien loin, le rock gronde et s'immisce dans les interstices. Le groupe sait varier les tensions et les paysages puis faire monter la pression pour faire exploser des orages rock ou électro de toute beauté. Orange Blossom agrandit encore notre espace sonore, créer des passerelles entre Orient et Occident pour n'en faire qu'un tout, hypnotique, captivant, envoûtant, au charme magnétique. Une transe chaude et électrique ne n'aurait pas renié le Kashmir de Led Zeppelin.  



mardi 18 mars 2014

CONGOPUNQ : PRÊCHEURS DE GROOVE

Les 2 compères, Cyril Atef et Monsieur Cong, avaient déjà commencé le travail lors du précédent album "Candy Godness". Un album alors touffu, les cheveux en pétard au sortir du lit, avec ce qu'il faut de groove pour nous lever du bon pied. La transe commençait à nous donner la fièvre, à inoculer dans nos jambes quelques fourmillements avant-coureurs. Avec "No Guns more drums", l'improbable duo nous transmet directement tous les symptômes du rythme qui fait danser : funk, afro, gospel, rock, électro...Tous les ingrédients sont réunis pour nous faire chanceler, décoller et vibrer sous les étoiles. Enveloppé dans un texture pop, l'enchevêtrement de rythmes et de la musique trouve ici une cohésion globale, une unité qui donne ce ton joyeux à l'ensemble et cet hymne à la paix. "Moins d'armes, plus de rythmes", emblème pour un sourire matinal, un "smile" groove. Un album qui pourrait ouvrir les portes du succès (bien mérité) à CongopunQ. 



mardi 25 février 2014

LE SUPERBE UNIVERS ÉTHÉRÉ D'AETHERLONE


Projet de Sebastian Müller-Thür (accompagné de deux acolytes), Aetherlone navigue dans les contrées de Radiohead pour ses échappées vocales et musicales électro-rock, de Talk-Talk (période Colours of spring, Eden) pour la richesse des textures post-rock, des fertiles amas harmoniques folk et Sonic Youth lorque le groupe avait sa "calmitude"expérimentale, pourrait-on dire. parfois, nous ne sommes pas loin de l'univers de Grant Lee Buffalo, dans un folk-rock puissant et habité. Une voix se traîne, s'évade et nous embarque dans son sillon, dans ses vapeurs acoustiques, dans ses trappes vaporeuses. Mais attention à l'eau qui dort, les guitares peuvent parfois remonter en flèche, s'hérisser comme les poils qui nous donnent le frisson. Les constructions d'Aetherlone se bricolent des atmosphères posées sur des bases solidement dessinées. Aetherlone est un très bel album, composé de riches finesses, d'une beauté noire, mélancolique et entêtante. Un régal automnal qui nous enferme dans son monde et nous donne envie d'aller prendre l'air, frais, vivifiant. D'ors et déjà un des meilleurs albums de 2014.



jeudi 30 janvier 2014

"MAGNETICA" : LE NOUVEAU QUANTIC EN MAI


Le britannique Will Holland plus connu son le nom de Quantic fera son retour en solo en mai  avec "Magnetica", 8 ans après "An announcement to answer"en 2006 et de nombreux heureux vagabondages musicaux (Ondatropica, collaborations avec Alice Russel ou Nidia Gongora,...). En préambule de ce nouvel album, il présente "Duvido" avec la participation vocale de Pongolove d'origine angolaise. Les rythmes de ce pays ainsi que ceux de la marimba colombienne seront à l'honneur dans l'album. Quantic y ajoutera sa sauce perso ponctuée de textures électro, de reggae, de folk, de cumbia, de highlife, de soul... Alice Russel, Shinehead et Nidia Gongora, Dereb The Ambassador, Thalma De Freitas et Anibal Velasquez participeront également à ce projet, promesse d'un fructueux mélange de sons.